L'Aumône Légale

Évaluer cet élément
(1 Vote)

L'obligation de la Zakât

 

 

 

Shaykh Sâlih Al-Fawzân

 

Sachez, qu'Allah vous accorde ainsi qu'à moi le succès, qu'il est nécessaire de connaître en détails les règles de la Zakât, ses conditions, à qui elle est obligatoire et à qui elle revient, et quel en est le montant.

 

La Zakât est un des piliers de l'islam et de ses grands fondements, comme le montrent les preuves du Coran et de la Sunna. Allah a lié la Zakât à la prière dans Son Livre en 82 endroits, ce qui montre sa grande importance et son lien fort avec la prière. Ceci, au point que le Véridique de cette Communauté et le successeur du Prophète (salallahu' alayhi wasallam), Abû Bakr As-Siddîq, a dit : « Je combattrai celui qui dissociera la prière de la Zakât. »

 

Allah dit : « Accomplissez la prière, acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui

s'inclinent. » (Al-Baqarah : 43)

« Accomplissez la prière et acquittez la Zakât. » (Al-Baqarah : 110)

« Si par la suite ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, alors ne

leur faites aucun mal » (At-Tawbah : 5)

 

Et le Prophète a dit : « L'islam est bâti sur cinq : l'attestation qu'il n'y a de divinité digne d'être

adorée qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, l'accomplissement de la prière,

l'acquittement le la Zakât, le pèlerinage à la Maison sacrée et le jeûne du mois de Ramadan. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

 

Les musulmans sont unanimes sur son caractère obligatoire, qu'elle est le troisième pilier de l'islam, la mécréance de celui qui renie son caractère obligatoire et le combat contre celui qui refuse de la donner. Elle a été rendue obligatoire en l'an deux de l'Hégire. Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) envoya des agents pour la récolter et la recouvrer, afin qu'elle parvienne à ceux qui la méritent, ce qui fut aussi la sunna des califes bien guidés et des musulmans après eux.

 

La Zakât est un acte de bienfaisance envers les créatures d'Allah, c'est aussi une purification des biens de toute souillure, une protection contre les fautes et une adoration du Seigneur. Allah dit : « Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les élèves, et invoque pour eux. Ton invocation est un apaisement pour eux. Et Allah entend parfaitement et Il sait tout. » (At-Tawbah : 103). De plus, c'est une purification des âmes contre l'avarice et une épreuve pour le riche qui doit se rapprocher d'Allah en donnant une partie de ce qu'il aime parmi ses biens.

 

Allah a rendu la Zakât obligatoire sur les biens qui apportent le réconfort et multiplient la prospérité et le profit, comme ce qui provient des troupeaux et des grains, des transactions commerciales comme l'or, l'argent ; et les biens destinés à la vente. Allah a fixé le montant de la Zakât en fonction du labeur accompli pour obtenir le bien sur lequel on va s'en acquitter. Il a rendu obligatoire de donner un cinquième de la valeur des trésors (découverts), un dixième de ce qui ne nécessite un effort qu'une des deux parties ce qui est arrosé uniquement par la pluie un vingtième de ce qui nécessite un effort des deux parties, et un quarantième de ce qui nécessite beaucoup d'efforts et de changements comme les espèces et les biens destinés à la vente.

 

Allah a nommé cette aumône Zakât car elle purifie (du verbe zakkâ, yuzakkî, purifier) l'âme et les biens. Ce n'est pas une amende ou un impôt qui diminue les biens et nuit à celui qui donne, au contraire elle augmente les biens d'une manière dont l'individu ne s'attend pas. Le Prophète a dit : « Jamais des biens n'ont été diminués par une aumône. » (Muslim)

 

Dans la Législation, la Zakât est donc un devoir obligatoire sur un bien particulier, qui revient à une catégorie de gens donnés en un temps déterminé — qui est de posséder ces biens une année entière sur les troupeaux, les espèces et les biens destinés à la vente ; lors de la récolte pour les cultures, le miel (il y a une divergence sur cet avis), donner une part des minerais (en dehors de l'or et de l'argent il y a une divergence) ; et le coucher du soleil de la nuit du 'Îd pour Zakât Al-Fitr.

 

La Zakât est obligatoire au musulman s'il remplit cinq conditions :

 

1 – la liberté. La Zakât n'est pas obligatoire à l'esclave car il n' a pas de biens propres, et ce qu'il possède appartient à son maître, ainsi sa Zakât doit être acquittée par son maître.

 

2 – Que le propriétaire des biens soit musulman. La Zakât n'est pas obligatoire au mécréant, on ne lui demande pas de s'en acquitter car c'est une adoration et une obéissance à Allah, et le mécréant ne fait pas partie de ceux qui adorent (se rapprochent) et obéissent à Allah. Ceci car la Zakât demande une intention (niyah, en toute pureté pour Allah) qui n'est pas présente chez le mécréant. Quant au fait de dire qu'elle lui est malgré tout obligatoire, qu'il est concerné par l'ordre d'Allah et qu'il sera châtié dans l'au-delà pour l'avoir délaissée, c'est un sujet de divergence entre les savants.

 

Dans le hadith de Mu'adh ibn Jabal : « Appelle-les à attester qu'il n'y a de divinité digne

d'adoration qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah — puis il cita la prière — et s'ils

t'obéissent en cela, apprends-leur qu'Allah leur a imposé un aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres. » (Al-Bukhârî et Muslim)

Il a donc fait de l'islam une condition d'obligation de la Zakât.

 

3 – Posséder le minimum (Nisâb). Elle n'est donc pas obligatoire en deçà, et c'est une valeur connue dont le détail viendra (la valeur de 83g d'or), que le propriétaire soit jeune ou âgé, fou ou doué de raison, ceci car les preuves sont générales.

 

4 – Réellement posséder le bien et que celui-ci ne soit pas lié au droit d'un tiers. Il n'y a

donc pas de Zakât sur les biens que l'on ne possède pas vraiment, comme l'argent acquis par une dette.

 

5 – Posséder ce bien pour la durée d'une année, d'après le hadith de 'Â'ishah : « Pas de Zakât sur les biens pour lesquels une année ne s'est pas écoulée. » (Ibn Majâh)

 

Ceci pour tout ce qui ne sort pas de la terre comme les grains ou les fruits. Par contre pour tout ce qui sort de la terre, il faut verser la Zakât lors de la récolte, et il ne faut pas attendre un an. Cette durée n'est une condition que pour les espèces (l'argent), les troupeaux, les biens destinés à la vente, par facilité pour son propriétaire afin qu'il puisse pleinement faire fructifier ses biens.

Quant aux petits des troupeaux sur lesquels il faut payer Zakât et les bénéfices du commerce, le temps (pendant lequel il faut les posséder) est celui des biens desquels ils sont tirés, il n'est donc pas nécessaire d'attendre une année entière si la valeur des biens dont ils sont tirés a atteint le Nisâb. Si ce n'est pas le cas, la période commence dès qu'on atteint le Nisâb.

Celui qui a prêté de l'argent à un pauvre, donne la Zakât sur cette somme une seule fois lorsqu'il la récupèrera, d'après ce qui est authentique des paroles des savants. Mais s'il a prêté à un riche, il doit payer la Zakât sur cette somme chaque année.

Quant aux autres biens acquis et utilisés, il n'y a pas de Zakât dessus, comme les maisons habitées, les vêtements ordinaires, les meubles de la maison, les voitures et les bêtes montées et utilisées.

Quant aux biens destinés à la location, comme les voitures, les magasins et les maisons, il n'y a pas de Zakât sur le bien lui-même mais sur les bénéfices de la location, si cela atteint la valeur du Nisâb, seuls ou ajoutés aux autres biens possédés depuis un an.

 

Si celui qui doit d'acquitter de la Zakât meurt avant d'avoir pu le faire, ses héritiers doivent le faire pour lui, car c'est un devoir obligatoire qui ne disparaît pas avec la mort. Cela reste une dette pesant sur le mort et dont il faut d'acquitter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Aumône légale par Sheïkh ibn Bâz ( rahimahou Lahou, qu'Allah l'ait en Sa Miséricorde )

 

 

Louange à Allah le Seul ! Que la Prière et le Salut soient sur celui après qui il n’y aura plus de Prophète, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

 

Bon nombre de musulmans prennent à la légère la façon dont ils versent l’Aumône. Cette négligence à l’origine de certaines illégalités nous a poussé à composer ce traité qui sert de recommandation ; il rappelle notamment aux adeptes de l’Islam qu’ils doivent scrupuleusement se conformer aux règles établies par le Législateur dans un domaine des plus importants de leur religion. La Zakât en effet fait partie intégrante des cinq piliers indispensables à la fondation de la dernière des religions comme le confirme le Prophète (sallallahu alayhi wa sallama) à travers ses dires : « L’Islam est fondé sur cinq (piliers) : attester qu’il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allah et que Mohamed est le Messager d’Allah, observer la Prière, verser l’Aumône, jeûner le mois de Ramadhan, et accomplir le pèlerinage. »[1] L’Aumône « Légale » est l’un des mérites qui met le plus en valeur l’Islam. Génératrice d’avantages innombrables, celle-ci permet de prendre en charge les affaires de ses adeptes en général mais surtout des nécessiteux en palliant à certains de leurs besoins.

 

Parmi ses mérites, elle permet notamment de souder les liens entre le riche et le pauvre, car l’homme est naturellement attiré vers son bienfaiteur. Elle permet également à l’individu de se purifier et de s’épanouir. Elle le forge à se débarrasser de défauts tels que l’avarice et la cupidité comme le signale le Noble Coran à travers le verset suivant : Prend sur leur bien une aumône pour les purifier et les élever.[2] Entre autre, elle inculque au musulman l’esprit de générosité, d’altruisme, et de compassion envers les déshérités. Elle suscite entre autre la bénédiction, l’abondance, et une compensation d’Allah des biens sacrifiés comme Lui-même le révèle : Vous ne dépensez pas une chose sans qu’Il ne vous ld rende alors qu’Il est le meilleur Dispensateur.[3] Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallama) déclare aussi dans un hadith : « Allah Tout-puissant a dit : Ô fils d’Adam ! Dépensez (dans les bonnes œuvres), il sera dépensé pour vous en retour… » Il existe bien d’autres avantages liés à ce rite.

 

Les Textes font mention de la menace terrible prévue à l’encontre de ceux qui en sont avares ou négligents lorsqu’il faut la sortir. Allah le Très-Haut dit en effet : Ceux qui amassent l’or et l’argent sans le dépenser sur le chemin d’Allah, annonce-leur un châtiment douloureux. Le jour où ces trésors seront portés à incandescence dans le feu de l’Enfer et que leur front, leurs flancs et leur dos en seront brûlés. Voici ce que vous avez amassé pour vous- mêmes ; goûtez ce que vous amassiez..[4] Ainsi, tout argent dont une partie n’est pas réservée à l’aumône est considéré comme un trésor thésaurisé qui sera la cause du châtiment le Jour de la Résurrection comme le précise le propos authentique où le Prophète a dit (sallallahu alayhi wa sallama) : « Quiconque possède de l’or ou de l’argent sans en verser une part, il lui sera étendu le Jour de la Résurrection une plaque en feu cuit dans les flammes de la Géhenne pour lui marquer les côtes, les tempes, et le dos. Toutes les fois où celle-ci se refroidit, elle y est replongée tout au long d’un jour qui vaut cinquante mille ans, et cela jusqu’au moment où débutera le Grand Jugement. Dès lors, il verra sa place soit au Paradis soit en Enfer. »

 

Il a mentionné ensuite (sallallahu alayhi wa sallama) les propriétaires de chameaux, de vaches, et de moutons qui ne versent pas leur Zakât ; il a informé qu’ils en seront châtiés le Jour de la Résurrection.

 

Il est authentifié notamment que le Prophète a dit (sallallahu alayhi wa sallama) : « Quiconque à qui Allah a comblé d’argent n’en verse pas l’Aumône, il lui sera représenté un serpent sans poils (à la tête lisse) ayant deux points noirs (à la place des yeux) qui lui entourera le cou le Jour de la Résurrection et le prendra ensuite par ses deux maxillaires (c’est-à-dire ses mâchoires) pour lui crier : C’est moi ton argent ! C’est moi ton trésor ! Il a récité ensuite la Parole d’Allah (sallallahu alayhi wa sallama) :les gens avares avec les faveurs qu’Allah leur a comblées ne doivent pas penser que c’est un bien pour eux. C’est plutôt pour eux un mal. Il Leur sera entouré au cou l’objet de leur cupidité le Jour de la Résurrection.[5] »

 

La Zakât concerne donc quatre domaines différents :

 

Les graines provenant de la terre et les plantations, les bêtes qui vont au pâturage, l’or et l’argent, et les produits consacrés à la vente. Chacune de ces catégories concède une limite (le nissâb) en dessous de laquelle la Zakât n’est pas réclamée.

 

La limite des cultures de la terre et des arbres est de cinq Wasaq. Un Wasaq correspond à soixante Sa’ (de la mesure du Prophète (sallallahu alayhi wa sallama). La quantité imposée en dattes, raisins secs, blé, riz, orge, etc. est de trois cent Sa’ (de la mesure du Prophète (sallallahu alayhi wa sallama) qui correspond à quatre poignées remplies en prenant la main d’un homme normalement constitué. Il incombe de prendre un dixième pour les palmiers ou les cultures qui ont la particularité de s’arroser sans difficulté grâce aux pluies, aux fleuves, aux sources, etc. Par contre, si l’arrosage demande un effort et du matériel à l’exemple des moulins ou des machines pour extraire l’eau, etc. il incombe la moitié d’un dixième comme il l’est rapporté par le Messager d’Allah (sallallahu alayhi wa sallama) à travers un Hadith authentique.      

 

Concernant la part fixée pour le bétail, celle-ci a clairement été exposée à travers les Propos prophétiques authentiques. Il est possible du reste pour la personne voulant posséder plus de bétail, d’interroger les gens de sciences sur le sujet. Si ce n’était notre intention d’être bref, nous aurions cité chacun de ces quotas en détail pour que l’information soit plus complète.

Quant à l’argent, sa limite est fixée à cent quarante Mithqâl (soit 25g environ). Cela correspond en monnaie arabe saoudienne à cinquante six Rials.

La limite de l’or est de vingt Mithqâl. Cela correspond en Livre saoudienne à onze Livres et trois septièmes de Livre. En gramme, cela fait quatre vingt douze grammes. Il incombe de verser le quart d’un dixième (2.5%) pour celui qui posséderait la quantité correspondante pour l’un de ces deux métaux ou bien qui les posséderait tous les deux, dans la mesure où il a gardé cette quantité la durée d’un an. Par ailleurs, le bénéfice dépend de la somme initiale, il n’est pas besoin de faire un nouveau calcul pour délimiter sa durée, dans la mesure où la somme initiale remplit les conditions voulues. Concernant le statut du papier-monnaie équivalant en or ou en argent, que les gens utilisent aujourd’hui pour leurs échanges (Dinar, Dirham, Dollars, etc.), si leur valeur atteint la quantité en or dans une limite d’une année entière, il faut verser la Zakât.

Parmi les monnaies fiduciaires, il faut compter les bijoux en or et en argent pour femme ; surtout si le quota a été atteint et si une année entière est passée. Il leur correspond donc la Zakât, même s’ils sont prévus à des fins usagés ou pour les emprunts d’après la plus probable des opinions recensées par les savants conformément au sens général qu’indique le Propos prophétique : « Quiconque possède de l’or ou de l’argent sans en verser une part, il lui sera étendu le Jour de la Résurrection une plaque en feu, etc. » En outre, comme il est certifié, le Prophète (sallallahu alayhi wa sallama) a dit à une femme  l’ayant vu porter au poignée un bracelet en or : « Est-ce que tu en prévois l’aumône ?

-         Non, répondit-elle.

-         Voudrais-tu qu’Allah te réserve deux bracelets en feu le Jour de la Résurrection a-t-il rétorqué pour te les entourer avec ! dès lors, elle les a jetés, et a déclaré :

-         Ils sont pour Allah et Son Messager. »[6]   

 

Il est certifié également qu’Ûm Salama –qu’Allah l’agrée – revêtait des bijoux en or. Elle a demandé la chose suivante : « Ô Messager d’Allah ! Cela fait-il partie des richesses accumulées ?

-         Si tu en as une quantité soumise à l’aumône que tu verses, cela ne fait pas partie des richesses accumulées. » Il existe maints d’autres Hadiths dans ce sens.

 

Concernant les marchandises, ce sont les produits consacrés à la vente. Leur estimation se fait en fin d’année, il faut en sortir un quart d’un dixième du montant total ; celui-ci peut correspondre plus ou moins au prix coûtant conformément au Hadith où Samura raconte : « Le Messager d’Allah nous ordonnait de sortir la Zakât pour des produits prévus à la vente. »[7]

 

Dans ce registre, il y a les lots de terrains prévus à la vente, ainsi que l’immobilier, les voitures, les pompes à eau (puits, forage), et toute sorte de marchandises destinées à la vente. Quant à l’immobilier non destiné à la vente comme les locations, la Zakât est prélevé après un an sur le montant total de la location, mais elles ne sont pas concernées par cet impôt en elle-même étant donné qu’elles ne sont pas disposées à la vente. En outre, les voitures à usage privé ou les taxis ne sont pas soumis à la Zakât si elles ne sont pas apprêtées à la vente, car les propriétaires les ont achetés uniquement pour leur usage personnel.

Or, si le propriétaire d’un taxi ou autre accumule une somme équivalent au minimum du quota requis pour la Zakât, il doit le cas échéant la verser si l’année écoulée est passée. Peu importe la façon dont il utilise ses économies : les dépenses en ménage, frais de mariage, achat de lot de terrain, remboursement des dettes, etc. cela, en raison du sens général qu’expriment les Textes imposant sans distinction la Zakât pour tout ce genre de choses.

 

L’opinion la plus pertinente des savants précise que les dettes ne sont pas un frein à la Zakât comme nous l’avons vu. Dans cet ordre, nous pouvons recenser l’argent des orphelins ou des handicapés mentaux soumis également à la Zakât pour la majorité des savants si le quota est effectif dans la limite d’une année entière écoulée. Il incombe à leurs tuteurs respectifs de la sortir à leur place au bout de 365 jours conformément au sens général des Textes. A titre d’exemple, il y a le Hadith selon lequel le Prophète (sallallahu alayhi wa sallama) a dit à Mu’âdh lorsque ce dernier l’a envoyé au Yémen : « Allah leur a imposé de prélever l’aumône sur leur argent que l’on prend aux riches pour redistribuer aux pauvres. »

 

La Zakât est un droit qui appartient à Allah. Il n’est donc pas permis de favoriser certaines personnes qui légitimement n’en sont pas bénéficiaires. L’individu ne doit pas non plus se l’accaparer pour un intérêt personnel quelconque ou pour parer un mal éventuel ni chercher par son biais à protéger son argent ou de s’acquitter d’un blâme. Le musulman doit cependant veiller à distribuer la Zakât aux ayants droit étant donnés qu’ils en sont les bénéficiaires non pour une autre raison. Il doit  la verser avec plaisir et avec sincérité envers Allah afin de s’acquitter de sa responsabilité, de mériter une récompense immense et pour qu’Allah lui rende en mieux. Le Très-Haut (sallallahu alayhi wa sallama) a mis en lumière dans Son Noble Livre les différentes catégories bénéficiaires de la Zakât en disant : Les aumônes sont pour les pauvres, les indigents, ceux qui les prélèvent, ceux que l’on rallie, les esclaves, les submergés de dettes, pour le sentier d’Allah, et les voyageurs (en détresse), cela par ordre d’Allah. Allah est certes Savant et Sage.[8]  En ayant conclu ce Noble Verset par ces deux Noms Illustre, le Seigneur (sallallahu alayhi wa sallama) fait remarquer à Ses serviteurs qu’Il est Savant de leur situation en distinguant qui parmi eux mérite de percevoir la Zakât de celui qui ne le mérite pas. Il est Sage dans Ses Lois et Sa Prédestinée. Il ne fait que mettre les choses à leur place adéquate même si certaines gens ne pénètrent pas certains mystères de Sa Sagesse. Le but, c’est de faire adhérer Ses serviteurs à Sa Législation et de les faire soumettre à Sa Volonté.

 

Enfin, Allah est Celui que nous implorons de nous concéder ainsi qu’à tous les musulmans la compréhension de sa religion, la sincérité dans nos relations avec Lui, d’être prompt à vouloir Le satisfaire, et qu’Il nous garde des actions attirant Sa Colère ! Il est certes Proche et Entendant !

  

  Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager Mohamed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

 

Sheïkh ‘Abd el ‘Azîz ibn ‘Abd Allah ibn Bâz, le Grand Mufti d’Arabie Saoudite.

 

Traduit et adapté par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

 

  Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

 

L’islam à la portée de tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu 8727 fois Dernière modification le lundi, 01 juillet 2013 13:45
Vous êtes ici : Piliers de l’islam L'Aumône Légale