A propos de l’islam

A propos de l’islam (4)

Unicité de Dieu

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Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

Le Monothéisme (At-Tawhîd)

Et ce qui l'annule

 

Extraits des paroles de

Mohammed Ibn Suleimân At-Tamîmî, Abdurrahmân As-Sa'dî, Abdul'azîz Ibn Bâz, Sâlih Al-Fawzân

 

 

Toutes les louanges appartiennent à Allah, et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur celui auquel nul prophète n'a succédé.

Ce qui suit rassemble de courtes paroles sur le monothéisme, qui constitue le dogme le plus important dans la vie du musulman.

 

Le Monothéisme et ses différentes catégories

 

            La définition du monothéisme (tawUhUîd)qui englobe toutes ses facettes est : le fait que le serviteur sache, croit, reconnaisse et soit convaincuqu'Allah est le Seul à posséder tous les attributs de perfection. Il Le rend donc unique en cela ("unicité"), Lui nie tout associé ou égal dans Sa Perfection, et reconnaît que Lui seul mérite d'être adoré par toutes Ses créatures sans exception, Lui vouant – et à Lui uniquement – toutes les formes d'adoration.

 

            Cette définition comporte donc les trois catégories du Tawhid :

 

Premièrement : l'Unicité de Souveraineté ou de Seigneurie (TawUhUîd Ar-Rubûbîyah) où il s'agit de reconnaître qu'Allah est Le Souverain, Le Créateur et Le Gérant [de toute chose dans l'univers], qu'Il pourvoit, accorde la subsistance, éduque et enseigne [à toute créature ce dont elle a besoin].

 

Deuxièmement : l'Unicité d'Allah dans Ses Noms et Attributs(TawUhUîd  Al-Asmâ waUsU-USUifât) consiste à décrire Allah par les Noms –et ce qui en découle comme Attributs –avec lesquels Lui-même s'est décrit ou comme L'a décrit Son messager Mohammed, sans chercher à Le comparer à une de Ses créatures ni Le décrire sous une forme précise, et sansdéformer le sens [de Ses Noms et Attributs]ni les nier [en les vidant de leur sens].

 

Troisièmement : l'Unicité dans l'Adoration(Tawîd Al-'Ibâdah) consiste à reconnaître qu'Allah Seul mérite l'adoration – sous toutes ses formes – et à Lui vouer un culte exclusif sans Lui donner d'associés ou d'égaux, quel que soit le type d'adoration pratiquée.

[As-Sa'dî : Aham al-muhimmât]

 

La Foiet l'Islam

 

La foi est de déclarer véridique l'ensemble de ce en quoi Allah et Son messager ont ordonné de croire, et ceci, avec conviction, ce qui inclut le fait de mettre cette foi en pratique, et [agir conformément à la foi] n'est autre que la définitionde l'Islam, à savoir : se soumettre uniquement à Allah et Lui obéir fidèlement.

Les Piliers de la Foi

 

Croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers,  au Jour dernier, et au Destin, qu'il soit bon ou mauvais.

 

Les Piliers de l'Islam

 

Prononcer les deux  attestations de foi –« j'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d’adoration si ce n'est Allah » (Ach hadou allâ ilâha illallah), « et j'atteste que Mohammed est Son messager » (wa ach hadou anna mohammadan rasoûloullâh) –, accomplir la prière, s'acquitter de l'aumône légale (la zakât), jeûner le mois de ramadan, et effectuer le pèlerinage à la maison sacrée pour celui qui en a les moyens.TP[1]PT

 

La base de la religion

 

Cette base comprend deux points :

Premièrement : Ordonner l’adoration exclusive d'Allah, sans Lui donner d'associé, inviter à cela, s'allier pour cela, et considérer comme non-croyant celui qui délaisse l'adoration exclusive d'Allah.

Deuxièmement :mettre en garde contre le fait de donner un associé à Allah dans Son adoration, désavouer ceux qui le pratiquent et les considérer comme non-croyants.

[At-tabyîn fî talqîn mabâdi id-în]

 

Les conditions d'acceptation de l'attestation "Lâ ilâha illa Allâh"

 

1– La connaissance (de son sens) qui s'oppose à l'ignorance.

2 – La certitude qui s'oppose au doute.

3 –L'exclusivitédu culte (pour Allah) qui s'oppose au polythéisme.

4 –La sincérité qui s'oppose au mensonge.

5 –L'amour (d'Allah) qui s'oppose à la haine.

6 –La soumission (fidélité) qui s'oppose à la rébellion (abandon).

7 –L'acceptation qui s'oppose au rejet.

8 –Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors d'Allah.

[Ibn Bâz : Ad-dourûs al-mouhimmah]

 

Le polythéisme et ses différentes catégories

 

On qualifie de polythéisme le fait de donner un associé à Allah dans Sa Seigneurerie et, ce qui est plus fréquemment rencontré, dans Son adoration, telle la personne qui invoque un autre avec Allah ou voue un acte d'adoration commele sacrifice d'un animal, le voeu pieux (an-nadhr), la crainte révérencielle, l'espoir en Allah, et l'amour inconditionnelà un autre qu'Allah.

[Al-Fawzân : Kitâb out-tawUhUîd]

 

            Le polythéisme est de deux types : majeur et mineur.

 

Le polythéisme majeurconduit à l'annulation de toutes les bonnes œuvres et à la damnation éternelle en Enfer si celui qui le pratique ne se repent pas avant de mourir. C'est vouer un acte d'adoration à un autre qu'Allah, comme invoquer, sacrifier un animal ou faire un serment (marché) pieux pour un autre qu'Allah tels les morts, les djinns, les diables,…, ou bien croire que ces derniers peuvent [se soustraire à la volonté d'Allah et] nuire par eux-mêmes, tout comme espérer d'un autre qu'Allah ce que Lui seul est capable de faire ou de donner tels répondre aux besoins et alléger les fardeaux.

 

Quant au polythéisme mineur, il comprend tout ce qui est nommé polythéisme (chirk) dans le Coran ou la Sounna, mais qui ne fait pas partie du polythéisme majeur, tel que l'ostentation dans certaines œuvres, jurer par un autre qu'Allah, ou dire [après qu'un évènement se soit produit] « Allah Uet untelUl'ont décidé ainsi », etc. Cette forme de polythéisme ne fait pas sortir de l'islam, ni n'entraîne la damnation éternelle en Enfer, mais elle va à l'encontre du monothéisme pur qu'il est un devoir d'atteindre et de réaliser. Il affecte donc le monothéisme de la personne et peut même l'entraîner vers le polythéisme majeur.

[Ibn Bâz : Ad-dourûs al-mouhimmah - Al-Fawzân : Kitâb out-tawUhUîd]

 

La mécréance et ses différentes formes

 

La mécréance signifie ne pas avoir la foi en Allah et en Ses messagers, ceci, que la personne traite cette foi de mensonge ou pasTP[2]PT, sachant que la mécréance de celui qui la traite de mensonge est plus grave que celle de celui qui a une conviction intérieure qu’elle est véridique.

 

Elle possède deux formes : majeure et mineure.

 

La mécréance majeure : elle fait sortir de la religion et annule les œuvres, conduit à la damnation éternelle en Enfer et rend licite [sous certaines conditions] le versement du sang et l'appropriation des biens de celui qui s'en rend coupable.

 

Elle revêt cinq formes :

1 – traiter la vérité de mensonge.

2 – refuser de suivre la vérité par orgueil tout en étant convaincu de son bien-fondé en son for intérieur.

3 – douter [de la vérité].

4 – se détourner de la foi [en ne lui accordant pas d'importance].

5– pratiquer [l'islam] de façon hypocrite [c'est-à-dire se donner une apparence de musulman tout en cultivant la mécréance dans son cœur].

 

Quant à la mécréance mineure : elle ne fait pas sortir de la religion, ni n'annule complètement les oeuvres, mais seulement une partie. Celui qui la commet s'expose à la menace du châtiment, mais échappe à la damnation éternelle s'il entre en Enfer ; et son sang et ses biens demeurent inviolables.

Elle consiste à mécroire par les actes [et non par le cœur] et comprend tous les péchés qui sont qualifiés par le Coran et la Sounna de "mécréance" (koufr) mais qui ne font pas partie de la mécréance majeure, comme faire preuve d'ingratitude [envers Allah pour les bienfaits dont Il nous comble], ou combattre son frère musulman [sans raison légale].

[Al-Fawzân : Kitâb ut-tawUhUîd]

 

 

 

 

L'hypocrisie et ses différentes catégories

 

L'hypocrisie revêt deux catégories : celle du cœur (la grande hypocrisie) et celle des actes (la petite hypocrisie).

L'hypocrisie du cœur (la grande hypocrisie)équivaut à la mécréance majeure et consiste à se donner une apparence de musulman tout en cachant la mécréance dans son cœur. Elle fait sortir de la religion et annule les œuvres et celui qui la commet sera jeté au plus bas degré de l'Enfer. Entre dans cette catégorie [celui qui possède dans son cœur] l'une des six caractéristiques suivantes :

1 – renier la prophétie du messager.

2 – renier une partie de la révélation.

3 – détester le messager d'Allah.

4 – détester une partie de la révélation.

5 – se réjouir de l'affaiblissement de l'islam.

6 – détester que l'islam triomphe.

[Al-wâjibât ul-moutaUhUattimât oul-ma'rifah]

 

L'hypocrisie des actes(la petite hypocrisie) consiste, elle, à agir en partie comme les hypocrites [du coeur] sans que la foi ne quitte totalement le cœur. Elle n'exclut donc pas de la religion, mais peut entraîner vers la grande hypocrisie [celle du cœur]. Celui qui s'en rend coupable reste croyant, tout en ayant une certaine dose d'hypocrisie dans le cœur.

En fait partie celui qui ment souvent, ou trahit le dépôt qui lui a été confié, ou encore manque à sa parole. Celui, donc, qui a en lui une de ces trois caractéristiques possède alors un trait d'hypocrisie.

[Al-Fawzân : Kitâb out-tawUhUîd - Al-wâjibât ul-moutaUhUattimât oul-ma'rifah]

 

 

La débauche et ses différentes catégories

 

La débauche (fisq) peut être définie comme le fait de sortir de l'obéissance d'Allah, que ce soit complètement, comme dans le cas du mécréant, ou bien partiellement, dans le cas du croyant qui commet un grand péché, les deux étant alors appelés « débauchés » (ou pervers) (fâsiq).

 

La débauche se divise en deux catégories :

·         La première, qui fait sortir de la religion, est la mécréance (majeure).

·         La deuxième, qui ne fait pas sortir de la religion, sont les [grands] péchés.

[Al-Fawzân : Kitâb out-tawUhUîd]

 

 

 

Ce qui annule l'islam

 

Dix actes excluent [le musulman] de l'islam :

 

1.      donner un associé à Allah dans Son adoration.

2.      placer des intermédiaires entre lui et Allah, les invoquer, leur demander l'intercession et placer sa confiance en eux.

3.      ne pas considérer les associateurs (les polythéistes) comme mécréants.

4.      croire qu'une législation (guidée) autre que celle du messager d'Allah peut être plus complète que la sienne, ou que le jugement d'un autre peut être meilleur que le sien.

5.      détester une partie de la révélation.

6.      se moquer d'un aspect de la religion.

7.      utiliser la sorcellerie, comme pour séparer deux personnes ou bien les rapprocher, car celui qui la pratique, ou y a recours, a certes mécru.

8.      assister les associateurs (polythéistes) et les soutenir contre les musulmans.

9.      croire que certaines personnes peuvent être dispensées de suivre la législation de Mohammed que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui.

10.  se détourner de la religion d'Allah en délaissant son apprentissage et son application.

[Al-wâjibât ul-moutaUhUattimât ul-ma'rifah]

 

 

 

 

 Traduit par : Gilles Kerven

 Revu par : Abu-Hamza Al-Germâny et yaaqub Leenen

              Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

HTUwww.islamhouse.comUTH

 

L’islam à la portée de tous !

 

 

 


TP[1]PTLe sens des deux attestations de foi : L'attestation qu’« il n'y a point de divinité digne d’adoration si ce n'est Allah » (Lâ ilâha illa-llâh) se décompose en deux parties : la première « il n'y a point de divinité » (Lâ ilâha) nie la légitimité de toute adoration vouée à autre qu’Allah, et la deuxième « si ce n'est Allah » (illa-llâh) affirme l'unicité d'Allah qui est la seule adoration légitime et agréée, car seul Allah mérite l’adoration. Le sens de l'attestation que « Mohammed est le messager d'Allah » est la reconnaissance par la langue et la croyance par le cœur que Mohammed est le messager d'Allah [pour l'ensemble des djinns et des humains], et cette attestation exige, dans les actes : 1 - d'obéir à ses commandements, 2 - de croire en la véracité des informations dont il nous a fait part, 3 - de s'éloigner de ce qu'il a interdit et réprimé,  4 - de n'adorer Allah que de la manière qu'il a légiféré. (Note du Traducteur)

 

 

TP[2]PT En effet, des personnes peuvent rejeter la foi tout en étant convaincues de son bien-fondé en son for intérieur comme ce fut le cas de Pharaon ; d’autres rejettent la foi et la considèrent comme fausse. (Note du Correcteur)

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Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr az-Zar’î al-Ma’roûf Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691 - 751 H]

 

- Le mardi 10 juillet 2007, par Ismail

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – présente cette lumière dans le cœur de l’adorateur, un exemple que seuls les gens qui ont la science comprennent, certes Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – dit :

« Allâh est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allâh guide vers Sa lumière qui Il veut. Allâh propose aux hommes des paraboles et Allâh est Omniscient. »

 [1]

Oubay Ibn Ka’b a dit : « C’est à l’exemple de Sa lumière dans le cœur du musulman. » [2]

Telle est la lumière [qu’Allâh] a mise dans le cœur du musulman, qui est sa connaissance, son amour, la foi en Lui, son rappel ; telle est la lumière qu’Il a fait descendre sur eux [Ses adorateurs], avec laquelle Il les faits revivifier, et avec laquelle ils marchent entre les gens. Son fondement [Asl] est dans leur cœur, puis se renforce et augmente jusqu’à apparaître sur leur visage, leurs membres, leur corps, plus encore, sur leurs vêtements et leurs demeures. Et ne le voient [sur eux] que ceux qui sont des leurs, alors que ceux qui ne sont pas d’eux les ignorent. Le Jour de la Résurrection, cette lumière se manifestera, et sera avec leur foi lumineuse entre leur main dans les ténèbres courageusement, et cela, en fonction de l’intensité [de cette lumière] en leur cœur. Il y aura parmi eux celui dont la lumière sera comme celle du soleil, de la lune, des étoiles ou d’une lampe, et pour certains, ce sera comme au niveau de son orteil, tantôt elle s’allumera, tantôt elle s’éteindra. Certes, l’hypocrite n’avait pas de lumière stable dans ce bas monde, ou plutôt, ce n’était qu’une lumière apparente qui ne provenait pas de l’intérieur, il lui sera donné une lumière apparente qui dans les ténèbres s’estompera […]

Dans le cristal, il y a une lampe [Misbâh], à savoir la lumière [Nûr] qui est dans la niche. Cette lumière est alimentée par une matière qui est une huile issue d’un olivier qui vit dans la plus tempérée des régions, exposé à une température ambiante. Son huile est claire, rien ne trouble sa clarté. Il en va de même pour la matière qui alimente la lumière de la lampe qui est dans le cœur [Qalb] du croyant. Elle est sa droiture, son pilon et sa richesse. Et il [le croyant] observe à travers cette droiture la vérité [Haqq] et la guidance [Huda]. Et il résulte de cela, mansuétude, tendresse et miséricorde de par sa droiture. Il lutte ainsi contre les ennemis d’Allâh d’une rudesse véritable à leur égard, d’une accroche pertinente à la vérité - [Telle est donc la matière qui alimente la lampe de la foi dans le cœur du croyant] […] [3]

Notes

[1] Coran, 24/35

[2] Rapporté par at-Tabarî et al-Hâkim.

[3] Kitâb « Al-Wâbil us-Sayb min al-Kallâm at-Tayb » p.116-117

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Le 9 juillet 2005, par Abou Abdillah,

 

Qu’il soit apporté à l’attention des frères que le suivi de la Sunnah du prophète   ne se réalisera pas tant que l’acte d’adoration ne sera pas en conformité avec la loi d’Allah en six points :

 

1. La cause, la raison.- 

Si une personne s’adonne à un acte d’adoration pour se rapprocher d’Allah, dont la cause n’est pas légiférée, cet acte d’adoration devient une innovation rejetée à la face de son auteur.

 

Exemple :

Celui qui veille le 27ème jour du mois lunaire de « Rajab » car c’est la nuit pendant laquelle le prophète, sala Allah ‘alayhi wa salam, fut monté au ciel. La veillée est, certes, un acte d’adoration mais le fait de l’associer à cette raison relève de l’innovation car cet acte d’adoration est basé sur une cause non légiférée. Et ce point-là, à savoir la conformité de l’acte d’adoration avec la loi d’Allah de par sa cause, est très important en ce sens qu’il indique à beaucoup de personnes qui penseraient qu’un acte fait partie de la Sunnah alors que ce n’est pas le cas du fait de la non-conformité de cet acte au sujet de la cause.

 

 

2. Le genre, la nature, la sorte, l’espèce. 

Il est obligatoire pour l’acte d’adoration d’être en conformité avec la loi d’Allah dans son genre. Celui qui s’adonne à un acte d’adoration qui n’est pas légiféré de par son genre verra son acte rejeté.

 

Exemple :

Une personne qui sacrifie une cheval le jour du « ‘Id al Adha » (jour du sacrifice) verra son sacrifice rejeté car il est en contradiction avec la loi d’Allah dans son genre. La bête sacrifiée ne doit pas être autre que les bêtes de la race du chameau, de la vache ou des moutons.

 

 

3. La quantité, le montant. 

Si une personne veut ajouter une prière obligatoire aux cinq déjà prescrites, cette dernière sera considérée comme innovée car en contradiction avec la loi d’Allah, plus encore, une prière d’une personne qui décide de son propre chef de prier cinq unités de prière pour la prière du « dhror » sera nulle à l’unanimité des savants.

 

 

4. La description, le comment, la manière, la façon. 

Si une personne fait ses ablutions en commençant par les pieds puis continue en nettoyant la tête, les mains et enfin le visage, nous dirons que son ablution est nulle car non conforme à la loi d’Allah dans la manière.

 

 

5. Le temps, la période. 

Une personne qui égorge sa bête (sacrifice) au début du mois lunaire de "Dhul Hijjah" ne verra pas son sacrifice accepté car elle se met en contradiction avec la loi d’Allah en ce qui concerne le temps (NDT : la bête doit être sacrifiée le 10ème jour de "Dhul Hijjah", le jour de "’Id al Adha"). Il m’a été rapporté que certaines personnes égorgent des moutons pendant le mois de Ramadhan dans le but de se rapprocher d’Allah par ce sacrifice. Sachez que ce dernier est une innovation en ce sens que les seuls moments légiférés pour le sacrifice dans le but de se rapprocher d’Allah sont au nombre de trois :

·   Le sacrifice du jour du ’Id al Adha -  

·   Le sacrifice expiatoire pendant le Hadj -  

·   Le sacrifice suite à la naissance d’un enfant -  

Pour ce qui est du sacrifice pendant le mois de Ramadhan en pensant avoir la même récompense que le sacrifice du ’Id al Adha, ceci est une innovation ! Par contre, égorger une bête dans le but d’avoir de la viande est autorisé.

 

 

6. Le lieu, l’endroit. 

Si une personne fait une retraite pieuse ailleurs que dans une mosquée verra sa retraite pieuse rejetée car cette dernière ne se fait que dans les mosquées. Et si une femme dit qu’elle veut faire une retraite pieuse dans la salle de prière de la maison, nous lui dirons que son acte est rejeté en raison de sa contradiction avec la loi d’Allah au sujet du lieu. Ou encore, si une personne veut tourner en dehors de la ka’bah (maison d’Allah) en raison du manque de place à l’intérieur à un moment donné verra son action annulée car l’endroit approprié pour tourner autour de la ka’bah est autour de la maison d’Allah. Allah, Le Très-Haut, dit à Ibrahim : « Et purifie ma maison pour ceux qui tournent autour ». [1]

En conclusion, un acte d’adoration ne sera jamais considéré comme une bonne œuvre tant que ne seront pas remplies deux conditions :

1.la pureté dans l’intention -  

2.la conformité avec la Sunnah -  

et le suivi de la Sunnah ne se réalisera que lorsqu’il sera en conformité avec les six points cités précédemment.

Et je (Shaykh Al-Uthaymîn) dis à ceux qui ont été éprouvés par les innovations qui peuvent parfois partir de bonnes intentions et qui veulent le bien, je jure par Allah qu’il n’y a pas de meilleurs chemins pour acquérir ce bien que celui emprunté par nos pieux prédécesseurs, qu’Allah les agrée.

 

 

Post-Scriptum :

Source : Al Ibdâ’ fi kamâl Ach-Char’i wa khatarou Al Ibtidâ’ ; page 20 à 23

Auteur :Shaikh Al-Uthaymîn, rahimahullah.

Traduction :Abu Abdillah.

 

Notes :

[1] Sourate Al-Hadj (22) , verset 26.

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Qu’est ce que l’Islam ? Linguistiquement le mot Islam signifie le fait de se soumettre (soumission volontaire et intentionnelle à Dieu). L'Islamc'est la soumission à Dieu en lui accordant Son droit d'être adoré exclusivement, c'est se conformer à Ses commandements en désavouant le polythéisme et ceux qui le pratiquent. En fait, contrairement à ce que beaucoup de gens croient, l’Islam n’est pas du tout une religion nouvelle ou insolite ; tous les Prophètes, y compris Noé, Abraham, David, Moïse, Jésus et Mohammad (Paix et Bénédictions de Dieu sur chacun d'eux), ont appelé les gens à se soumettre au Créateur et à reconnaître l’Unicité de Ses Attributs et Son droit exclusif d'être adoré. Vous voulez en savoir plus ? Sur Chat Islam Online, nous serons plus qu'heureux de nous asseoir et discuter avec vous davantage sur l'Islam et vous êtes la ou le bienvenu pour poser toutes les questions qui vous préoccupent. Nous promettons de faire de notre mieux pour y répondre.

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